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TRANSPORTS

Transport aérien : à repenser d'urgence !

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191 Transport aérienUn petit virus a suffi à mettre à l’arrêt la quasi-totalité du trafic aérien mondial pendant plusieurs mois, du jamais vu ! En effet, pris de court par l’ampleur de la crise sanitaire liée au Covid-19, la plupart des Etats ont pour un temps fait le choix de protéger la santé de leurs citoyens et non l’activité économique.

L’aspect positif de cette situation, c’est la baisse des émissions de gaz à effet de serre et des pollutions sonore et chimique. Chacun a pu redécouvrir les bruits et les parfums de la nature, la jouissance des balcons et des jardins, le bonheur de vraies nuits de sommeil, y compris en ville et à proximité des aéroports majeurs.

Il est désormais inenvisageable que le transport aérien redémarre sur les bases d’avant la crise !

Une nouvelle organisation, moins consommatrice d’énergie et comprenant moins d’échanges internationaux inutiles, doit satisfaire les besoins essentiels des êtres humains. Le transport aérien n’étant pas un secteur indispensable à la vie sur terre, il n’y a pas de justification à le soutenir artificiellement. Les avantages fiscaux dont bénéficie le secteur ont provoqué sa croissance exponentielle dans les dernières décennies.

L’Europe et ses États membres doivent mettre en place le respect de l’Accord de Paris, car la compensation des émissions carbonées et l’achat de droits à polluer sont des scandales montrant les limites d’une activité qui ne s’est toujours pas engagée dans la réduction de ses effets toxiques.

  • Le kérosène doit être taxé comme le carburant automobile de façon plus juste incluant l’impact environnemental
  • Les projets d’extension d’aérodromes ne sont plus justifiés et doivent être abandonnés, à commencer par le projet du Terminal 4 à Roissy CDG
  • Il est urgent de faire la promotion des déplacements en train (TGV et train de nuit) en France et en Europe, à des prix raisonnables et équitables.

Une réduction efficace des pollutions sonores et atmosphériques des aérodromes doit être rapidement mise en œuvre avec obligation de résultat pour protéger la santé des populations.

  • Choix d’objectifs de réduction de ces pollutions, chiffrés et contraignants.
  • Suppression progressive des vols de nuit pour obtenir à terme un couvre-feu de 8 heures consécutives
  • Interdiction des avions les plus bruyants sur le sol national
  • Réduction du nombre de mouvements d’avions par tous les moyens (augmentation de l’emport, report modal …)

Nous, citoyens, avons également notre carte à jouer dans le monde d’après : changeons nos habitudes, limitons drastiquement les trajets en avion, déplaçons-nous autrement en prenant le temps du voyage. Le train nous offrira de belles découvertes.

Et soyons vigilants : le gouvernement et les lobbies œuvrent déjà pour une reprise du secteur aérien basée sur la croissance et les profits, au détriment de l’environnement et du climat !

 

Françoise BROCHOT
Présidente de l’ADVOCNAR
advocnar.fr

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